dimanche 17 septembre 2017

Brésil - 1ère partie

Après une bonne nuit de repos, nous remontons le rio Paraiba pour rejoindre la marina Jacaré Village tenue par 3 français : Francis, Nicolas et Domenico.


C'est vrai, y a pas que des palmiers au bord de l'eau !




Nous nous installons au mouillage, en face de la marina. Loin des moustiques qui ont colonisé les berges du rio...
Pour 100 reals par semaine ( environ 30 € ), nous avons accès aux douches, à Internet et nous avons le droit de remplir nos réservoirs à volonté, mais en les bidonnant !


Puis commence le long parcours administratif du Brésil :
Premièrement, nous devons nous rendre à la Policia Federal pour faire tamponner nos passeports et demander un visa de 90 jours. Il faudra 2h30 pour que le fonctionnaire fasse son travail...
Du coup, il est midi ! Et les administrations fermant leurs portes au public à 13 h, nous reportons au lendemain la suite de notre parcours bureaucratique !
Deuxièmement, nous devons aller à la Receita Federal (les Douanes) pour déclarer la valeur de ce que nous importons, bateau y compris.
Et enfin, nous nous rendons à la Capitania dos Portos (les Affaires Maritimes) pour leur dire que nous sommes chez eux !
Bien sûr, aucun de ces trois bureaux ne se trouve au même endroit …
Il ne nous aura fallu qu'un jour et demi pour régler ces formalités !

Le lendemain, Sébastien trouve un embarquement sur un petit voilier pour la Guyane et les Antilles.
Nous retrouvons Josiane et JB que nous avions rencontrés à Porto Santo, il y a un an !
Et c'est avec un de leur couple d'amis que nous commençons à nous plonger dans l'ambiance et le rythme brésilien, en allant le dimanche manger des huîtres de palétuviers au bord de l'eau, assis sous un manguier en fleurs, bercé par la tonitruante musique brésilienne.







Le lendemain soir, nous longeons la berge au sud de la marina car il y a un marché artisanal où l'attraction principale, depuis 25 ans, est un saxophoniste qui longe la berge, sur une barque, en jouant le Boléro de Ravel devant le coucher de soleil.


C'est sympa et ça attire des cars de touristes brésiliens !


Mais les vacances de Corentin sont finies et il doit, trop tôt, reprendre l'avion pour rejoindre le chantier naval aux Sables d'Olonne où il travaille.
La séparation est difficile.
La traversée de l'Atlantique est une aventure d'une intensité humaine incroyable !

Mais la vie continue et bientôt, c'est Léo qui nous quitte pour continuer son voyage avec son sac à dos à travers le Brésil et l'Amérique latine.

Delphine et moi nous retrouvons donc seuls, mais les voiliers ne cessent d'arriver à la marina et nous passons des heures et des heures à discuter avec les uns et les autres, et à aller boire l'apéro sur un bateau ou un autre.
Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer surtout que nous devons aller chercher des fruits et des légumes frais tous les 2-3 jours, l'absence de frigo est, dans ce cas, une petite contrainte.
Pour nous réapprovisionner, nous pouvons prendre le métro aérien pour aller au marché de Cabedelo ou, alors, nous devons marcher 30 minutes pour rejoindre Intermares, la petite ville la plus proche. 


Mais dans ce dernier cas, c'est une drôle d'expédition car, ici, seules les grandes routes sont goudronnées, les autres sont en terre plus ou moins défoncées par les aléas météorologiques ! Et en plus, il faut parfois les partager avec le bétail …



Jacaré est un village de pêcheurs.
Nous en profitons pour nous régaler de langoustes à un prix défiant toute concurrence !
On a été obligé de se faire péter la peau du ventre ce jour-là, car comme je vous l'ai déjà dit, on n'a pas de frigo … et la langouste, ça s'abîme vite …



Peu de temps après, nous rencontrons Henrique, un portugais de Madère, qui a de sérieux problèmes avec le moteur de son bateau.
Lors d'une séance de Skype, Maurice, le papa de Delphine, fait un diagnostic à distance et suggère les travaux à faire et la procédure à suivre pour la réparation.
Le lendemain, le moteur tourne ! Merci Maurice !
Pour fêter cette réussite, nous partons avec Henrique pour Joao Pessoa, capitale de l'état du Paraiba et du Forro, musique typique du Nordeste du Brésil. Pour info, la samba, c'est plus dans le sud du pays (Salvador de Bahia, Rio de Janeiro, ...)
Tous les samedis après-midi, a lieu le Sabadinho : des groupes de musique locaux animent des séances de danse sur une place ombragée. Et tout le monde est sur son 31 pour danser le forro, même les brésiliens d'un âge avancé voire très avancé...



Et pour finir l'après-midi, nous allons déguster quelques verres dans un cachaceria, une taverne où l'on ne sert que de la cachaça, l'alcool de canne à sucre brésilien.



Quelques jours plus tard, nous rencontrons Claire et Fabien, un couple d'environ 40 ans, avec qui l'on discute de crudivorisme afin de régénérer notre organisme et surtout de ne pas tomber malade !
Fabien nous apprend aussi que vers Sao Paulo, dans le sud du Brésil, il existe un lieu où l'on peut faire une cérémonie d'ayahuasca dans un cadre sécurisé.
Cela nous intéresse car Léo nous a dit que c'était grâce à l'ayahuasca qu'à 25 ans, il s'était sevré d'un éthylo-tabagisme très important.
Et comme nous sommes curieux et que nous nous intéressons à tout ce qui touche au chamanisme, nous décidons de participer à une cérémonie.
Nous prenons donc l'avion pour Sao Päulo où nous louons une voiture pour une semaine.


Les paysages sont complètement différents du Nordeste : des montagnes verdoyantes lacérées de petites vallées étroites.
Le lieu de la future cérémonie est idyllique : une végétation luxuriante traversée par un petit ruisseau et une gardienne qui vit avec son perroquet sur l'épaule !




Nous faisons le plein de nourriture pour nous préparer à vivre une expérience rare et, plus tard, participons à la préparation du lieu cérémoniel.



Nous ne parlerons pas de la cérémonie qui s'est très bien passée.
Les jours suivants, nous continuons à profiter de la sérénité du lieu et en profitons pour aller visiter la région alentour.
Mais, ici, le mois de Mai, c'est l'automne !
Il fait un peu frais (vu qu'on est dans le Sud, de l'hémisphère Sud !) et le temps est plutôt nuageux.
Mais, ça ne nous a pas empêcher de profiter d'une éclaircie pour acheter un régime de petites bananes délicieuses. On aurait dit des bonbons...





Mais le temps passe et l'on doit quitter ce petit paradis pour rentrer à Jacaré.
La route qui nous ramène à l'aéroport de Sao Paulo nous fait traverser l'arrière-pays où se trouvent de nombreuses fazendas qui sont d'immenses propriétés terriennes familiales (elles atteignent très souvent plusieurs milliers d'hectares...)




Et nous voilà rentrés !


La vie reprend son cours et les moustiques du soir nous rappellent qu'Anuanua n'est pas bien équipé pour s'en protéger !
On prend donc le métro aérien pour aller à Joao Pessoa trouver du tissu moustiquaire.
On finit par trouver notre bonheur dans une boutique où le choix de tissus est phénoménal ; on se perdrait presque dans les rayons !







Heureux de nos achats et des heures de couture en perspective, nous prenons notre métro retour.


Le lendemain, nous achetons notre billet d'avion pour rentrer en France car notre visa de 3 mois va arriver à sa fin.
Au départ, nous voulions faire venir Brice et Flore. Mais …
La durée du visa était un vrai problème pour nous.
Ils n'étaient pas sûrs d'avoir leurs passeports à temps.
Les vols correspondants à leurs dates de vacances étaient soit hors de prix, soit ponctués de 3 changements de vols et d'une durée totale de plus de 36 heures !

Du coup, nous avons décidé de rentrer pour 3 mois.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire